L'histoire de l'école du quai Mayaud
Photographie de Jean-Loup de Sauverzac
(cet article est paru dans le bulletin de la Société des Lettres, Sciences et Arts du Saumurois n° 158 de janvier 2009)
Avertissement : suivant l'âge des Saumurois l'école porte les noms suivants :
- école du quai le Limoges
- école du quai Mayaud
- école Jean de la Fontaine
1 - Construction et démarrage de l'école
C'est en 1905, en pleine guerre anticléricale, que la municipalité de Saumur - dirigée par le docteur Joseph Henri Peton, maire de tendance radical-socialiste - décide d'implanter une école laïque dans le quartier de Fenêt. La décision est votée lors de la réunion du conseil municipal du 22 mai, quelques mois avant l'adoption de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat. Durant les débats, monsieur Mayaud, conseiller, déclare qu'il ne votera pas le budget concernant la construction des écoles laïques qu'il considère comme " des établissements inutiles voire dangereux pour l'absence, dans ces écoles, de l'enseignement de la morale chrétienne qui lui est chère ".
La construction de l'établissement est déclarée d'utilité publique par décret présidentiel en date du 1er décembre 1905. Elle nécessite l'occupation immédiate du grand jardin appartenant à la congrégation des Enfants de Marie Immaculée, dite des pères de Chavagnes-en-Paillers , ceux-ci ayant été expulsés en 1879 par James Combier.
Il y a déjà des écoles dans le quartier de Fenêt. En 1871, un asile, comme on désignait alors les classes maternelles, avait été ouvert par la congrégation des Sœurs de Jeanne Delanoue puis, en 1886, une école élémentaire, mais celle-ci avait été fermée en 1902, suite au décret pris sur le plan national par le président du Conseil, Emile Combes. Depuis 1870, existait également un asile public mais qui s'avérait trop petit. La municipalité de Saumur achète en 1895 deux immeubles, aux n° 113 et 115 de la rue Notre-Dame , pour la somme de 19 500 francs. Cette école maternelle ouvre ses portes en 1897.
La construction du " groupe scolaire dans le quartier Notre-Dame " est confiée à l'architecte diocésain Jules Dussauze . On décide de construire deux écoles identiques, l'une pour les filles et l'autre pour les garçons, de trois classes chacune, chaque classe pouvant recevoir 50 élèves. A l'origine, chaque école possède son réfectoire mais seule l'école des garçons est dotée d'une cantine avec un fourneau de cuisine et quatre chaudières de fonte. Peut-être envisage-t-on de véhiculer les marmites de l'une à l'autre par le petit passage qui longe la cour ? Dans la pratique, ce sont les filles qui emprunteront le passage pour venir déjeuner du côté des garçons.
Pour les bâtiments, on utilise les matériaux locaux : le tuffeau vient de Saint-Cyr-en-Bourg, la pierre dure de Champigny, le granit de Bressuire, les briques de Vernantes et les ardoises de Trélazé. On prélève 12 000 m3 de sable sur la propriété de madame Gratien, à Beaulieu, ce qui ne lui plaît guère, d'autant moins qu'elle a déjà supporté des désagréments identiques, quelques années auparavant, lors de la construction de la ligne de tramway Saumur - Fontevraud.
Afin d'élargir l'espace, seront adjoints par achat à la propriété des pères de Chavagnes, la maison et le jardin de monsieur Jean-Baptiste Auriou, secrétaire de mairie.
Les deux écoles sont séparées par un grand jardin scolaire que monsieur Dussauze désigne sur les plans comme : " Champ d'expériences agricoles pour les démonstrations pratiques qui complètent et éclairent les leçons théoriques du Maître ".
Les deux écoles du quai de Limoges sont inaugurées le 24 septembre 1907 par le docteur Peton qui vient de retrouver son siège de maire - il l'avait perdu entre juillet 1905 et février 1907 -. L'inauguration eut-elle lieu en grandes pompes ? L'histoire n'a conservé en souvenir de la cérémonie que deux grandes plaques de marbre rose où sont cités tous les membres du conseil municipal du moment. En tout cas, les enfants furent invités à se présenter le même jour dès huit heures du matin pour recevoir l'éducation qui leur était due.
Avec six classes de 50 élèves, on a vu grand. Elles ne seront jamais remplies totalement. A la première rentrée quatre enseignants ont été nommés par le Préfet :
- Instituteur directeur : monsieur Apparu de Martigné-Briand- Instituteur adjoint : monsieur Robert de Chalonnes-sur-Loire- Institutrice directrice : mademoiselle Delage de Montjean- Institutrice adjointe : mademoiselle Apparu de Martigné-Briand
2 - La vie de l'écoleLa guerre 1914 - 1918
Dès le début de la première guerre mondiale, c'est-à-dire en août 1914, l'Anjou voit affluer les soldats malades et blessés par convois entiers. Des hôpitaux dits " auxiliaires " sont installés à Saumur. Ils sont au nombre de douze éparpillés dans la ville. L'école du quai de Limoges est réquisitionnée à cet effet.A la fin du conflit, il n'y a plus que deux hôpitaux auxiliaires en activité à Saumur dont celui de l'école du quai de Limoges. Une des raisons à cela étant sûrement que se trouvant de plain-pied, les salles de classe sont pratiques pour assurer les soins aux blessés.
La guerre 1939 - 1945
Dès 1939, l'école de filles et de garçons du quai Mayaud est à nouveau réquisitionnée pour servir d'hôpital militaire. En attendant des jours meilleurs, les filles sont installées dans l'Ecole maternelle de la rue du Bellay et les garçons dans l'ancienne école maternelle de la rue Jean Jaurès. La réquisition prend effet le 10 décembre 1939 et perdure jusqu'au 16 mars 1940, veille des vacances de Pâques. Une grande salle meublée de tables et de bancs trouvée dans le quartier fera office de cantine.
L'école des garçons compte alors 114 élèves (dont 6 réfugiés), l'école des filles compte 72 élèves (dont 5 réfugiées) et l'école maternelle compte 98 petits (dont 3 réfugiés), ce qui fait un total de 284 élèves ! Après les vacances de Pâques 1940, les enfants regagnent les locaux de l'école. Ils sont donc aux premières loges lors des bombardements de juin 1940 qui ruinent le sanctuaire des Ardilliers. Quand les sirènes d'alerte retentissent, les enfants vont se mettre à l'abri dans les caves troglodytiques de la congrégation des Sœurs de Jeanne Delanoue, rue Rabelais.
Mademoiselle Mallet et madame Hamon
Quand la seconde guerre mondiale éclate, mademoiselle Marie-Henriette MALLET est la directrice de l'école des filles et madame Madeleine Hamon son adjointe. Or le mari de cette dernière, monsieur Marcel Hamon, est communiste.
Dès 1941, les communistes font l'objet de persécutions de la part du gouvernement de Vichy. La police de la brigade mobile d'Angers décide de l'arrestation de monsieur Hamon. Celui-ci, prévenu à temps, parvient à s'échapper. Furieuse de cet échec, la police se présente à l'école du quai Mayaud et arrête madame Hamon en pleine classe. Un témoin raconte que les élèves ont vu leur maîtresse être emmenée manu militari. René Marnot dans son livre Ma ville sous la botte prétend que madame Hamon a ensuite été déportée au camp de concentration de Ravensbruck en Allemagne orientale . Madame Hamon ne réapparaîtra plus à l'école. Elle avait un fils handicapé qui a peut-être été recueilli par mademoiselle Mallet, la directrice.
Quant à mademoiselle Mallet, c'est son article nécrologique - paru en mai 1968 - signé de la plume de monsieur Hamon qui apprend aux Saumurois ses actions de bravoure dans la Résistance :
" Ce que certains ignorent peut-être, ou savent imparfaitement, c'est le rôle qu'elle (mademoiselle Mallet) joua, au cours des années 1941 et 1942, dans l'organisation de la Résistance à l'occupation nazie, la volonté inébranlable dont elle fit preuve au service de la France. Le quartier de Saumur qu'elle habitait, sous ses apparences tranquilles, dissimulait à cette époque, des activités clandestines, qui, nous l'espérons, seront bientôt évoquées pour la population saumuroise.
" Propagande patriotique, attentats contre l'armée d'occupation, sabotages, Melle Mallet était partout où elle était utile. Quand, à la mi-décembre 1942, la milice découvrit " le groupe terroriste " de l'Anjou, dont la direction était à Saumur. Melle Mallet par son sang-froid, son courage indomptable, contribua largement à limiter les dégâts. Un certain nombre de combattants lui doivent de ne pas avoir été inquiétés.
" En même temps, elle affronta un très grand danger : pendant trois mois elle se rendit régulièrement au Pré-Pigeon, à Angers, sans craindre d'être mise elle-même en cause, se tenant en rapport avec les camarades arrêtés et inculpés
. " Nous saluons la mémoire d'une grande patriote. Nous garderons au fond de nos cœurs le souvenir de cette femme d'aspect fragile qu'aucun péril ne faisait reculer et qui, dans les pires moments, accomplit pleinement son devoir de Française. "
Malheureusement, les espoirs de monsieur Hamon ne seront jamais exaucés et les activités clandestines de mademoiselle Mallet n'ont jamais été, à notre connaissance, révélées. Nous ne connaîtrons peut-être jamais le rôle qu'elle a joué au sein de la Résistance.
3 - L'après guerre et la période moderne
Les Tziganes
En janvier 1945, les Tziganes sont libérés du camp de Montreuil-Bellay. Ces pauvres gens n'ont plus rien. On a brûlé leurs roulottes. Ils viennent se réfugier à Saumur dans le quartier populaire de Fenêt. Certains s'installent dans les troglos au-dessus des Ardilliers. D'autres emménagent dans les bungalows de bois qui ont été montés le long de l'église Notre-Dame. Nombre de ces gens trouveront un emploi au sein de l'entreprise Aldebert qui fait le négoce de la ferraille et des peaux.
En mai 1945, l'école du quai Mayaud enregistre une arrivée massive de " forains ". Dix-neuf garçons sont inscrits entre le 25 mai et le 13 juin. Ce sont des enfants dont les familles sont originaires de l'Est de l'Europe. L'arrivée soutenue d'enfants tziganes se ralentira vers 1952.
La bibliothèque pédagogique
A partir de 1928, l'école du quai Mayaud abrite dans ses murs la " Bibliothèque pédagogique de Saumur ". Celle-ci - installée dans le bâtiment du réfectoire actuel - s'adresse aux membres du personnel enseignant de Saumur et de sa région. Ces derniers doivent néanmoins acquitter une cotisation annuelle qui est perçue par le directeur de l'école. Cette bibliothèque renferme un très grand choix de livres, romans, pièces de théâtre et autres. Elle subsiste au moins jusqu'en 1963.
Les douches
Un document daté du 22 octobre 1955 nous apprend que l'école des garçons du quai Mayaud est dotée de douches " en état de fonctionnement ". Le directeur, monsieur Quintard demande à sa hiérarchie l'autorisation d'organiser une séance hebdomadaire de douches à l'école. Elles auraient lieu le samedi après-midi par roulement, suivant le nombre d'élèves demandant à en bénéficier, durant les heures d'activités dirigées. Cette autorisation lui est accordée.
La municipalité, de son côté, alloue trois heures à madame Poirier, la cantinière, chargée de ce nouveau service. C'est elle qui aura pour mission de doucher les enfants " qui ne reçoivent pas dans leur famille les soins suffisants de propreté. "
A quelle date ces douches ont-elles été installées ? Nous l'ignorons. Elles ont été mises en place dans la grande salle qui jouxte le bâtiment initialement prévu pour recevoir la cantine de l'école des garçons.
Il semblerait également que ces douches aient été mises également à la disposition des habitants du quartier.
En 1963, l'entreprise Fournier de Saumur modifie les lavabos et les toilettes de l'école des garçons et l'entreprise Henri Gérigné d'Angers installe le chauffage central.
Dans le procès verbal du conseil d' école du 20 juin 1983, la salle de douches réapparaît à l'ordre du jour : " Cette salle ne fonctionne plus depuis une dizaine d'années. Le Conseil d'école propose la transformation de ce local en salle de sports et de travail manuel : il suffirait de démonter les douches, la baignoire, d'abattre un muret, de déplacer deux radiateurs et de mettre le sol de niveau. " Nous ignorons la suite donnée à cette demande, mais aujourd'hui il n'y plus traces de ces installations.
La cantine
La cantine, initialement installée dans l'école des garçons semble avoir plusieurs fois changé de place. Un document de 1960 nous apprend qu'elle ne fonctionne plus, comme les années précédentes par manque d'enfants inscrits.
A la demande des parents d'élèves, une nouvelle cantine est ouverte à la rentrée de septembre 1980 mais elle se trouve dans les locaux de l'école maternelle de la rue du Bellay. Les élèves de primaire doivent donc faire l'aller retour chaque midi.
En 1993, l'école Jean de la Fontaine récupère les locaux du GAAP . On y installe une cantine en liaison froide (repas livrés par camions frigorifiques et réchauffés dans des fours de réchauffement).
La grande cour
La grande cour qui sépare l'école des filles de celle des garçons, initialement prévue comme jardin scolaire a été cédée au Club de tennis. On y a installé deux courts mais le club abandonne la location du terrain en 1953. La Société Nautique d'aviron prend le relais et y construit des bâtiments pour stocker son matériel. Elle quitte les lieux à son tour pour s'installer à Saint-Hilaire Saint-Florent en 1976. La grande cour est alors remise à la disposition de l'école.
Le Centre d'apprentissage féminin
Les écoles de filles et de garçons du quai Mayaud n'occupant pas tous les locaux mis à leur disposition, la municipalité en récupère une partie dans les années 60, ce afin d'y installer une annexe du Centre d'apprentissage féminin. L'actuelle classe de maternelle et le dortoir ainsi que les locaux techniques de l'école des garçons sont transformés en salles de classe pour l'Ecole ménagère. Le centre d'apprentissage compte jusqu'à 53 élèves.
Le GAAP
C'est en 1971 que sont créés les " Groupes d'Aide et d'Action Pédagogique ". Ce sont des structures composées de psychologues et de rééducateurs chargées de venir en aide aux élèves en difficulté. Un GAPP s'installe dans les locaux de l'école des filles du quai Mayaud - désaffectée depuis la mise en place de la mixité dans les classes en 1970 - à la rentrée de septembre 1971. Il y rejoint le Service de psychologie scolaire et le secrétariat de la Commission de Circonscription Préscolaire et Elémentaire. Ces organismes occupent entre autres le bâtiment de la cantine et du réfectoire actuels. Ils déménagent en 1993, à l'arrivée des enfants de maternelle, pour l'école des Récollets.
La menace de disparition
En 1991, les services de l'urbanisme de la ville de Saumur établissent un projet de montée du coteau afin que les automobilistes qui viennent de Montsoreau puissent monter au château tout en évitant le centre ville. L'un des projets prévoit que la rue passerait par la grande cour de l'école Jean de la Fontaine ! Il est même question de reconstruire l'école au cœur du Fenêt, place de la Gerbe. Fort heureusement, ce projet ne vit pas le jour.
L'année suivante, l'école est menacée de fermeture. Les effectifs sont tombés à 26 élèves ! Elle devra sa survie à la mobilisation des parents et des élus, et plus particulièrement à ceux de Dampierre-sur-Loire qui n'ont plus d'école depuis 1979. L'école du quai Mayaud est leur établissement. Les habitants de Dampierre obtiennent que leurs enfants bénéficient du transport gratuit avec accompagnement de l'assistante maternelle.
A la rentrée de 1993, les enfants de l'école maternelle de la rue du Bellay déménagent pour le quai Mayaud, ce qui regonfle les effectifs (25 élèves en primaire, 33 élèves en maternelle).
La cour
En février 2004, les deux magnifiques robiniers faux acacias qui se dressaient dans la cour de l'école des garçons sont abattus. Ils avaient le même âge que l'école et produisaient une ombre rafraîchissante dans les classes.
L'année suivante, la municipalité manifeste l'intention de récupérer une partie de la grande cour afin d'y établir un square d'agrément pour les habitants du quartier. Le Fenêt est en pleine rénovation mais on y manque de place. Le Conseil de l'école se montrant favorable au projet, les travaux commencent. Le square est ouvert au public en février 2007.
Les effectifs
Les effectifs de l'école du quai Mayaud ont subi d'importantes fluctuations au cours du siècle. Celles-ci ont été l'exact reflet de la fortune du quartier de Fenêt.
D'abord école de quartier, du quartier populaire de Saumur, la municipalité voit grand quand on la construit : deux écoles de trois classes pouvant recevoir cinquante enfants chacune, sans compter les annexes qui peuvent également se transformer en salles de classe au besoin. Les deux écoles ont donc été prévues pour recueillir plus de 300 élèves !
Jamais elles ne fonctionneront à plein régime, même quand le quartier sera en plein essor. Nous n'avons pas le chiffre des effectifs au démarrage des deux écoles mais seuls quatre enseignants ont été nommés, ce qui laisse supposer qu'il n'y a alors que quatre classes et donc moins d'élèves que prévu. Bien sûr, les effectifs par classe à cette époque ne sont pas comparables à ceux de nos jours.
Une photographie de l'année 1932 nous montre 84 élèves pour la seule école de garçons et 2 enseignants.
Quand l'école est réquisitionnée en 1939, on apprend qu'il y a 114 garçons, 72 filles et 98 petits en maternelle, soit 284 élèves au total.
Dans les années 60, suite au " baby boom ", l'école des garçons compte jusqu'à 137 élèves répartis en 4 classes. Les élèves proviennent alors essentiellement du quartier. La preuve en est la fermeture de la cantine. Les enfants rentrent chez eux à midi.
Par la suite, les effectifs vont décliner progressivement. En 1969, on ferme une classe. L'année suivante, l'école des garçons de 3 classes et celle des filles de 2 classes fusionnent pour donner naissance à une école mixte de 4 classes.
La ville de Saumur est alors en pleine reconstruction. De 1956 à 1970, l'OPHLM construit 1400 logements dans les nouveaux quartiers que sont la Croix Verte et les Hauts Quartiers. Le Fenêt se vide de sa population. En 1976, on achève le quartier du Chemin Vert. Cette même année, l'école du quai Mayaud ne compte plus que 34 élèves. Elle devra sa survie à la fermeture de l'école de Dampierre, trois ans plus tard.
Les effectifs se stabilisent pendant une douzaine d'années autour d'une soixantaine d'élèves, mais dorénavant l'école Jean de la Fontaine n'est plus une école de quartier. Le Fenêt n'a plus d'enfants. Les maisons insalubres ont été abandonnées. Avec l'accroissement des déplacements en automobile, les élèves proviennent des villages périphériques de Saumur, du centre ville, du quartier d'entre les ponts.
En 1992, l'école Jean de la Fontaine voit le nombre de ses élèves s'effondrer. Il n'y a plus que 23 enfants en primaire. A cela, vient s'ajouter la menace de la montée du château. Cette fois, l'école devra sa survie à l'arrivée des enfants de la maternelle de la rue du Bellay qui ferme ses portes.
Les effectifs se sont depuis stabilisés. L'année 1997 est même marquée par une ouverture de classe. Aujourd'hui, l'école Jean de la Fontaine compte entre 80 et 90 élèves répartis en 4 classes.
Depuis quelques années, la population de Saumur décroît régulièrement. La ville n'appartient plus au groupe des villes de plus de 30 000 habitants. Comme partout en France, les centres villes ne sont plus à la portée des ménages aux revenus modestes. Ceux-ci s'installent dans la périphérie de la ville, voire dans les villages des alentours. Saumur ferme des classes alors que les villages voisins en ouvrent.
Le quartier de Fenêt est en pleine rénovation surtout depuis que les bords de Loire ont été inscrits au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO, mais il a perdu son caractère populaire. Il est en train de devenir un quartier " chic " ce qui n'est pas forcément une bonne chose pour l'école.
4 - Les enseignants de l'école des garçons
Ecole primaire élémentaire de garçons du quai de Limoges
Nom et prénom Date de naissance Date d'arrivée dans l'école Date de départ de l'écoleAPPARU Edmond 24 mars 1865 24 septembre 1907 30 septembre 1921 ROBERT 24 septembre 1907 GÂCHET Eugène 21 mars 1868 1er octobre 1921 30 septembre 1925 GÂCHET Zoé née Baranger 31 mars 1870 1er octobre 1921 30 septembre 1925 CORBEAU Pierre 23 février1885 17 juillet 1925 CORBEAU Jeanne née Gouzil 02 septembre 1886 17 juillet 1925 SARRAZIN Suzanne née Bouteiller 24 juillet 1907 13 avril 1931 31 juillet 1931 ROBINEAU Marcel 30 juin 1902 1er octobre 1931 1er octobre 1945 CHAUSSADE Auguste 9 août 1885 1er octobre 1934 CHAUSSADE Eugénie 21 novembre 1888 1er octobre 1934 GASNAULT Germain 28 août 1906 1er octobre 1937 BENÉTEAU Victor 26 décembre 1899 28 juin 1938 30 septembre 1955 HODÉ Paul 18 février 1902 26 décembre 1938 1er octobre 1941 MERCIER Edith 12 février 1920 15 janvier 1940 MANDIN BERGE Pierre 05 janvier 1915 04 septembre 1940 GARNIER Lucien 19 juillet 1917 04 octobre 1940 1er octobre 1943 GOUZY Joseph 11 mai 1918 10 août 1941 ROUX mai 1943 Intérimaire BENÉTEAU Noémie 30 janvier 1897 26 juillet 1943 OLIVIER Suzanne née Gelet 13 février 1910 25 septembre 1943 8 octobre 1945 QUINTARD Michel 21 novembre 1911 8 octobre 1945 LÉRAUD René 30 janvier 1916 16 septembre 1952 1971 PLANTIVEAU Michel 14 janvier 1930 1er octobre 1955 1959 LOMBARD Marc 08 février 1912 1er octobre 1957 1964 CARRÉ Claude (remplaçant) 12 août 1937 07 octobre 1959 1er octobre 1960 INIZAN Jean-François 22 avril 1927 16 septembre 1960 RONDEAU Marguerite (remplaçante) 13 novembre 1921 07 mars 1964 1er octobre 1964 MARCHE Bernard 18 septembre 1964 GIRARD Jean-Pierre 01 avril 1938 23 novembre 1964
septembre 1966
Septembre 1965
05 octobre 1993
BEAU Louis 07 février 1928 27 septembre 1965
Ecole primaire publique mixte du quai Mayaud
( Elle est née à la rentrée 1970/1971 de la fusion de l'école des filles et de celle des garçons )
BROQUET Roselyne née Touya 01 février 1942 12 septembre 1975 13 septembre 1977 FOURREAU Henri 06 avril 1944 septembre 1971 Rééducateur Psycho-Pédagogique BARANGER Bernard 24 mars 1943 septembre 1971
16 septembre 1983
Rééducateur Psycho-Pédagogique
28 juin 1984
CHARBONNEAU Ginette née Landais 26 décembre 1943 septembre 1971 Psychologue scolaire MÉTIVIER Anne-Marie née Yor 26 janvier 1953 14 septembre 1977 13 septembre 1978 COIFFARD Jeanne 25 juin 1956 20 septembre 1977 Remplaçante BERTHAUD Chantal 18 mars 1956 09 décembre 1977 Remplaçante GIRARD Christiane 07 septembre 1929 septembre 1966
14 septembre 1978
Septembre 1971
03 septembre 1989
JOUBERT Suzanne 28 janvier 1933 17 octobre 1979 07 septembre 1980 LERAUD Gilberte née Benard 21 décembre 1949 08 septembre 1980 05 septembre 1986 CHOUTEAU Michèle 18 décembre 1960 13 avril 1981 Remplaçante GOUPILLE Caroline 16 juillet 1959 04 janvier 1982 Stagiaire BRISELIN Nelly 22 avril 1951 06 septembre 1982 Rééducateur Psycho-Pédagogique LEMAITRE Pierre Secrétaire CCES BLANCHARD Joël 03 septembre 1986 Rééducateur Psycho-Pédagogique BRUN Rémi 12 mai 1954 01 septembre 1987 Rééducateur Psycho-Pédagogique TOUPIOL Brigitte née Schneider 05 décembre 1950 01 septembre 1989 31 août 1990 HUBERDEAU Claudie 09 septembre 1960 01 septembre 1990 31 août 1992 DUPIN Martine 09 juin 1958 01 septembre 1992 29 juin 2004 TRUILLET Laurent 19 décembre 1961 01 septembre 1993 05 juillet 1994 FOREST Brigitte 17 janvier 1960 01 septembre 1993 30 juin 1995 BLANDIN Gino 04 avril 1952 01 septembre 1994 DURAND Thierry 16 juin 01 septembre 1995 30 juin 2000 ELBAZ Sonia 04 décembre 1973 01 septembre 1996 30 juin 1997 COUERRE Marie 14 mars 1958 01 septembre 1997 29 juin 2004 MULLER Aude 27 janvier 1958 01 septembre 2000 29 juin 2004 CHEVREAU Tiphaine 10 mars 1981 01 septembre 2004 01 juillet 2005 RYO Armelle 19 mai 1973 01 septembre 2004 METIVIER Magali 03 décembre 1975 01 septembre 2004 01 juillet 2005 LAUBRY Séverine 28 décembre 1969 01 septembre 2004 PRADALIER Valérie 06 janvier 1978 01 septembre 2005 TERRIEN Muriel 31 juillet 1976 01 septembre 2005 04 juillet 2006 MALTIS Claude 13 octobre 1969 01 septembre 2005 04 juillet 2006 THEVENIN Séverine 27 juin 1978 01 septembre 2005 04 juillet 2006 Remplaçante LEUX Anne-Françoise 17 mai 1977 01 septembre 2005 Maître F.L.S. FORGET Pascale Remplaçante ASSERAY Corinne 03 mars 1962 01 septembre 2006 IMBERT Laurent 01 septembre 2006 FLEURANCE Joëlle 12 avril 1984 01 septembre 2006 Décharge direction (PE 2)
Remarques - Les enseignants dont le nom est souligné ont exercé la fonction de directeur.
- Jadis le métier d'instituteur se pratiquait de préférence en couple. Le mari faisait l'école aux grands et son épouse aux petits. L'école du quai Mayaud en est la parfaite illustration avec les couples :
- Zoé et Eugène GÂCHET
- Jeanne et Pierre CORBEAU
- Eugénie et Auguste CHAUSSADE -
- Claire et Paul HODÉ
- Christiane et Jean-Pierre GIRARD
4 - Les enseignantes de l'école des filles
Cette liste est non exhaustive. Nous n'avons malheureusement pas retrouvé le nom de toutes les enseignantes.
Nom et prénom Date de naissance Date d'arrivée dans l'école Date de départ de l'école Melle DELAGE 24 septembre 1907 Melle APPARU Marie 17 avril 1868 24 septembre 1907 30 septembre 1921 Mlle MALLET Marie-Henriette 06 janvier 1895 1937 31 décembre 1947 Mme HAMON Madeleine née Liboubau 02 avril 1911 04 août 1941 Mme BATAILLARD Camille née Lassalle 17 juin 1911 juillet 1943 Mme NIVELEAU Denise née Frémont 29 janvier 1908 octobre 1945 Mme MARTIN Solange née Bourdeau 07 juillet 1906 17 juin 1948 01 juillet 1954 Melle MINARD Huguette 26 septembre 1925 janvier 1948 Mme MAGNANT Blanche née Aubouin 25 janvier 1916 17 septembre 1954 Mme LOMBARD Yvonne née Guillou 13 mai 1907 01 juillet 1957 17 septembre 1962 Mme PAPILLON Liliane née Vignaud 19 avril 1933 22 octobre 1957 stagiaire Mme QUINTARD Marguerite née Bariou 26 septembre 1911 octobre 1945 Mme BOURUMEAU Marthe née Goyer 06 février 1923 septembre 1960 1968 Melle TOLZA Jacqueline 16 novembre 1940 septembre 1963 Melle CARPELArlette 17 novembre 1929 septembre 1964 1966 Mme CAMOZZIMadeleinenée Lauberge 18 décembre 1930 septembre 1964 1967 Mme GIRARD Christiane née David 07 septembre 1929 septembre 1966 03 septembre 1989 Mme CARRE Colette née Pieau 11 octobre 1942 septembre 1967 1968 Melle BOUVET Annick 20 juin 1942 septembre 1968 Mme LAMBRET Renée née Gilson 15 février 1941 septembre 1968 Mme BOUYER Monique née Fradin 26 février 1943 1968 Melle VALOT Chantal 01 mai 1948 04 octobre 1968 20 janvier 1969 remplaçante Mme LE MORVAN 14 juin 1969 remplaçante Melle FROTTÉ Hélène 11 juin 1969 remplaçante Mme ROUX 08 septembre 1969 remplaçante
Les enseignantes dont le nom est souligné ont exercé la fonction de directrice.